RICKY HOLLYWOOD

Ricky Hollywood incarne non sans autodérision un bricoleur pop perfectionniste qui transforme ses rêves de crooner mégalomane en une pop existentielle, entre le groove pudique d’Étienne Daho et la candeur délurée d’un Philippe Katerine. Ce dernier dit d’ailleurs des chansons de Ricky qu’elles sont « d’une élégance inouïe et sans aucune prétention [et qu’elles] vous donnent une émotion au premier degré ». On ne saurait le contredire. Chez The Drone aussi, on a su trouver les bons mots pour en parler : Ricky “envisage moins ses chansons comme des petites choses fragiles à habiller que des grandes odyssées multidimensionnelles et très visuelles où les mots se tiennent pile à la bonne distance de la tête pour participer à l’ambiance.”

Fidèle sideman pour Melody’s Echo Chamber, Halo Maud ou encore Juliette Armanet, le batteur chouchou de ces dames fait paraître fin 2013 son 1er EP, “Renaturation” chez Dokidoki, applaudi par la critique, puis “Ses meilleurs succès d’estime”, entre 2002 et 2010 pour Gonzai/Clapping music. Plus récemment, est sorti le maxi Ricky & les Dix-iples (La Souterraine), fruit d’une résidence avec 10 musiciens amateurs recrutés sur petites annonces.

Ricky nous livrera en mai 2017 son premier album, incroyablement bien entouré : La Féline et Bertrand Burgalat sont invités sur deux morceaux, Mehdi Zannad arrange les cordes, Yann Arnaud (Air, Sebastien Schuller, Syd Matters, Cocoon…) est au mixage, et pour ne rien gâcher le collectif La Souterraine relaye le tout.